08 mai 2008
Comme un fantôme décoloré
C’est maintenant qu’il faudrait. Tout mettre dans cet ultime but, tout oublier, pour un mois, à peine… compartimenter, ne pas tout mélanger, arrêter de penser… Remplacer les rêveries par des classifications TNM, les battements de cœur par des chapitres d’ophtalmo, les écrits par des fiches…
Lili, take another walk out of your fake world
Please put all the drugs out of your hand
You'll see that you can breath without not back up
Some much stuff you got to understand
Je ne peux plus, tu sais.
For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
Tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse tranquille. Dans mon coin, dans mes pensées. Libre de courir, de créer, de rêver… Vivre. Avant d’être vieille, pour ne pas mourir sans avoir vécu… Perdre de ma vie pour sauver celle des autres, ça ne m’intéresse plus. Je deviens égoïste, depuis quelques temps.
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide
Envie de nuit, de cette musique, de cette voix qui m’obsède, cette voix rauque en sourdine, la guitare derrière… envie de me noyer dans tout cela, de m’endormir, et de me réveiller une fois que tout cela sera fini.
Lili, you know there's still a place for people like us
The same blood runs in every hand
You see it's not the wings that makes the angel
Just have to move the bats out of your head
Partir, loin, loin, un aller sans retour tu sais… faire ce tour du monde, ces nuits sous la tente, marcher dans les Highlands, et me baigner dans les sources volcaniques d’Islande. Revivre.
For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
En attendant, je blesse les plus purs, je suis attirée par un miroir aux alouettes, peut-être. Chercher la liberté là où je peux la prendre.
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide
Alors, garder le cap, encore un peu, rien qu’un peu, ne pas regarder loin, juste vivre, minute par minute, mot par mot. Avancer chapitre par chapitre, faire pour le mieux, arrêter de croire que les autres font mieux. Blinder son esprit.
Lili, easy as a kiss we'll find an answer
Put all your fears back in the shade
Don't become a ghost without no colour
Cause you're the best paint life ever made
Le temps porte conseil, et la vie fait toujours son chemin.
For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide
07 mai 2008
Vivre, simplement vivre...!
Je viens de comprendre.
Ce n’est jamais le bon moment, ça ne sera jamais le bon moment. Avant je pensais que je Saurai. Quand. Qui. Quoi. Lorsque je serai grande. Et puis… les secondes défilent, les unes après les autres, inexorablement, et je me rends compte que je ne sais toujours pas, je ne sais toujours rien. Je doute.
Tiens, d’ailleurs, ce n’est pas le bon moment pour douter, non plus. Moins d’un mois avant l’internat. Moins d’un mois. Au lieu de me jeter tout entière dans le travail, je doute… et j’essaie de limiter la casse. Je n’en peux plus.
Errance virtuelle… Je voudrais brûler encore une fois au brasier des premières fois. Ici. Se reconnaître un peu, il y a un an… lire avidement la suite.
Sur mes pages de cours, jusque dans mes rêves, leur duel se poursuit. L’un. Puis l’autre. Lequel ? Leurs mots, leurs visages se mêlent, leurs sourires… Mon cœur se brise, je me réveille épuisée.
Un regard échangé, des papillons, ce visage brûlé, l’espoir de peut-être… Non.
Je voudrais être simple. Je voudrais être amoureuse, comme avant, sans me poser de questions, je voudrais que la perspective d’être médecin m’emplisse de joie… Là, je suis juste vide. Déserte. Transparente, sauf pour les autres. Ils me parlent ils me parlent ils me parlent, et moi je me noie.
Tu seras bien classée, ne t’inquiète pas ! Comment ça tu es stressée ? Tu ne te sens pas au point ? Il serait temps, pourtant… envie de mordre.
Tout se mélange, tout se mêle, tout va trop vite pour moi, la vie me happe, et moi… ? moi je veux me perdre dans les mots, dans la musique, me perdre dans les dédales du Louvre, m’asseoir devant la Victoire
Je me dis libre, quelle ironie… je suis prisonnière de tout ça, je critique les règles, et je n’ai pas le courage de m’en défaire. Je n’ai pas le courage de partir. C’est tellement plus facile de faire ce qu’on attend de vous. De suivre le politiquement correct.
Et pourtant… je me suis fait une promesse, un soir, il y a bien longtemps, mais je ne sais comment la tenir.
16 avril 2008
En médecine comme en amour...
... jamais jamais jamais toujours, dixit un de mes maîtres.
Sic.
Je suis perdue… ma vie est beaucoup trop compliquée pour moi en ce moment. Il serait tellement plus simple de réussir à se contenter de ce que l’on a, et d’en profiter paisiblement… plutôt que de se questionner sans cesse. Tellement plus simple d’accepter le bonheur actuel, sans se dire systématiquement qu’en faisant un autre choix, on serait peut-être plus heureux.
Je voudrais… revenir en arrière, à simplement nos soirées, nos WE, tes mains sur moi, ta voix grave au creux de mon oreille. Ce moment où tu t’es mis derrière moi, tes mains sur mon cou nu. Ces instants dont la simple évocation me faisait frissonner. Ces instants où nous étions seuls, et pourtant tout. Ces serments d’éternité… cette simplicité, où tout était évident.
Je voudrais… retourner 5 ans en avant, où médecine me semblait une évidence, la seule voie qui me conviendrait, sans aucun doute, cette époque insouciante où je balayais d’un geste ceux qui me mettaient en garde.
Je voudrais… retrouver ces soirées solitaires, passées à écrire sous la mauvaise lumière dans une maison silencieuse, avec juste la nuit noire de l’autre côté de la fenêtre. Retrouver mes rêves, ma joie, mon insouciance… cette impression de transformation positive que j’avais, et cette certitude que ma vie serait belle.
Et au lieu de tout ça… mes soirées solitaires sont faites de révisions, de conférences, de concours blancs. D’incertitude quant à l’avenir, d’incertitude quant à ce que je vais devenir.
Partir, ou bien rester. Eternelle question.
Un regard échangé, une peau frôlée, et tout est remis en question. Une discussion dans un coin de cette soirée bruyante et entraînante, des points communs… Des voyages, des pays traversés, des coïncidences. Des aspirations profondes, des convictions.
C’est peut-être le contexte qui veut ça… Prisonnière de tant de choses, je cherche la liberté là où je peux la trouver. Mais je ne veux pas faire souffrir… illusions.
Illusions cruelles, incertitude dévastatrice, que faire, que choisir ? Je veux la liberté suprême, et je noue mes propres liens. Tout serait tellement plus simple, si c’était différent. Et même là, les mots ne viennent pas comme je le voudrais. Je voudrais les plier, les inscrire comme je le veux, soulager mon esprit de ce qui le torture, et je n’y parviens pas… plier les mots pour m’en défaire, pour pouvoir repartir, encore un jour. Décharger mon cœur, me libérer de cette boule qui ne cesse de grossir.
Un jour, un jour peut-être…
31 mars 2008
Adrienne Pauly - J'veux un mec
Une chanson pleine de pep's et d'humour, un bon rythme, une voix sympa... il n'en faut pas plus pour que j'écoute cette chanson en boucle !! en prime, le clip vaut le détour... Et puis les mimiques d'Adrienne Pauly sont géniales !
Voilà de quoi me redonner de la motivation entre deux chapitres... ça commence à être dur là !
ADRIENNE PAULY J'VEUX UN MEC 720X576
Vidéo envoyée par jeansanteuil
Le clip de J'veux un mec est le premier extrait de l'album d'Adrienne Pauly. Plus d'infos sur http://www.myspace.com/adriennepauly
17 mars 2008
Hommage aux poilus
la Grande Guerre.
Comme vous l’avez certainement entendu, Lazare Ponticelli, dernier poilu encore en vie, est décédé mercredi dernier à l’âge de 110 ans. Il ne nous reste plus, désormais, que la mémoire, pour ne pas oublier cet épisode de notre histoire… la mémoire pour veiller sur le souvenir de tous ceux qui sont morts durant
Ce midi j’ai vu un reportage durant les infos, un reportage qui m’a beaucoup émue, un reportage que j’aimerais vous faire partager. C’est un recueil de témoignages de combattants de la seconde guerre mondiale, et ils sont magnifiques… C’est par ici.
Plus que cette messe aux Invalides, longtemps refusée par Lazare Ponticelli de son vivant car il trouvait cela injuste par rapport à tous ses camarades morts dans l’oubli, plus que cette messe et cet hommage national donc, je crois que le plus bel hommage que l’on pourrait faire à tous ces hommes, à toutes ces femmes serait de ne plus répéter les erreurs fratricides du passé… Pour qu’ils ne soient pas morts pour rien.
16 mars 2008
Un an déjà...
Hé oui, un an que j’écris ici, déjà ! Comme le temps passe vite… En fait, voilà presque deux ans que je blogue, mais j’ai dû changer d’adresse au milieu.
Le temps passe, et les choses changent… Certaines d’entre elles du moins. Par exemple, les concours blancs qui durent tout le WE restent… mais le dimanche après-midi de rêve d’il y a un an s’est transformé en dimanche toute seule. Ou presque… en tout cas, c’est tout comme. Un dimanche après-midi où j’ai eu l’impression de me noyer… mais bon, on survit.
Bref. Un article un peu sans queue ni tête… Juste pour ne pas oublier. Ne pas oublier que ça a existé, même si aujourd’hui c’est différent. Et aussi, pour avoir le courage de faire un certain nombre de choix.
Bonne fin de dimanche… et vivement lundi.
13 mars 2008
Et vous, que diriez-vous ?
Une jolie idée trouvée chez Fraise… si jamais vous étiez libéré de toute contrainte sociale, de toute lâcheté, de toute peur des conséquences, que diriez-vous à votre entourage ? Quels sont ces mots, quelles sont ces phrases et ces messages que vous aimeriez leur faire passer… ces mots que vous n’avez peut-être jamais osé dire ?
- Papa, c’est de la lâcheté, tu sais… la solution de facilité ! Et puis maintenant, ça te donne bonne conscience en plus… Mais c’est super naze.
- Maman, pourquoi me caches-tu tout ça ? Pourquoi cet amour des secrets et des non-dits, pourquoi cette… anesthésie ?
- Petite sœur, ton école ne te réussit pas… tu vires pouffinette à mort. Et d’un côté j’envie tes rencontres, et de l’autre, je me dis que tu perds le sens de la beauté quelque part… Tu crois qu’ils te méritent ?
- S., mon amie, je voudrais tellement tellement que tu sois heureuse… que tu arrêtes de dissimuler ton mal-être sous tous ces sourires.
- J’aimerais pouvoir connaître mon futur, savoir si dans 10 ans je serai toujours avec Il ou pas, ça m’aiderait bien à faire le tri dans mes sentiments aujourd’hui… mais c’est dans le mauvais sens, je le sais bien !! En fait je crois que j’aimerais aller voir ailleurs, et pouvoir revenir vers toi… juste pour voir ce que ça fait de changer. Mais of course il faudrait que tu m’aies attendue hein, pas que tu sois allé voir ailleurs toi ^^ (bon, écoutez, c’est ce que je voudrais pouvoir dire et faire, hein ^^)
- Les jumelles, vous me saoulez, mais alors là VRAIMENT, et j’arrête la diplomatie. Un point c’est tout.
- Je voudrais… je voudrais que tu voies ce que je suis devenue aujourd’hui, je voudrais que tu rouvres cette porte, que tu fasses un poulet rôti, et que tu me dises que tu m’aimes… et que tu es fière de moi.
- Je ne ferai PAS de droit médical. Et au lieu de vouloir me dicter ma vie, tu ferais mieux de travailler à rendre ta vie intéressante.
A vous ! Et en private, un message à celle qui se reconnaîtra, je n’ai pas trouvé ton mail, je suis désolée pour la fuite… je ne pensais pas que c’était secret :-o
06 mars 2008
Etat des troupes
Déjà une semaine que je n’ai rien posté… honte à moi ! A ma décharge, je suis débordée… on sent que « certaines échéances » se rapprochent sérieusement !! Mais je dois avouer que j’attends le mois de juin avec appréhension, certes… mais aussi avec hâte ! La hâte et l’impatience d’avoir enfin terminé ces 2 années de bachotage intensif… La joie de pouvoir reprendre une vie plus normale, de pouvoir sortir sans culpabiliser, et de pouvoir à nouveau m’organiser des week-ends de 3 jours sans stresser parce que je ne bosse pas. Arf, c’est la belle vie qui m’attend ;-) (méthode Coué, efficacité prouvée). Et puis, ça en sera fini du stress vagal en approchant de ma prépa… Le bonheur, je vous dis !
Mais bon, en attendant, je bosse, je sous-colle, je re-re-re-révise les mêmes chapitres, je cherche ma voie, j’ai retrouvé Il, donc finalement, ça va plutôt bien… Le moral est bon, alors j’en profite !
Bonne fin de semaine à tous… et bon week-end aussi !!
28 février 2008
Portraits croisés
D’abord, il y eut elle. Pas très grande, plutôt mince, des cheveux au carré, une voix de petite fille… et une gentillesse, une écoute rares ! A la fois jeune fille modèle qui fait de bonnes études et s’exprime bien… et à la fois rebelle avec son piercing dans l’oreille. C’est sans doute cette dualité qui me plaît chez elle… Cette liberté qu’elle répand autour d’elle, cette sérénité aussi. Sa facilité à accepter les échecs, et à recommencer, en se disant voilà, c’est comme ça, au travail, j’y retourne… cette capacité à sourire à la vie, tout bêtement, tout simplement. Cette spontanéité à héler les gens dans la rue, à leur dire salut, que deviens-tu ?
Ensuite, lui… Un sourire qui vous accueille dès l’entrée, toujours un mot gentil, une bonne humeur inaltérable malgré son travail répétitif… Un visage carré, mal rasé, et ce sourire planté au milieu.
Ces deux êtres ont éclairé mon après-midi.
20 février 2008
La tentation
Des hauts, des bas, une vie de couple qui se construit, depuis quelques années déjà… Parfois des instants sublimes, parfois l’impression que le bonheur du début est loin.
Elle a parfois l’impression d’être vieille. Vieille à 20 ans. Elle se dit que les émois du début sont déjà derrière elle… que pour construire quelque chose, il faut savoir renoncer à d’autres choses.
Mais construire, à 20 ans, construire quoi ?
Elle se dit que c’est une handicapée du bonheur. Une idéaliste… et les idéalistes sont souvent malheureux, car exigeants. Trop exigeante sans doute.
Mais elle l’aime, même si en ce moment les bas sont plus bas que les hauts ne s’élèvent. Elle doute, elle se bat, elle y croit… Elle essaie de se jeter à cœur perdu dans cet amour à long terme, pour être heureuse… Parce que les histoires d’un soir, ça n’a jamais été son truc.
Mais soudain, la tentation.
Une défi, une dispute, qu’en sait-elle… Lorsqu’elle est sortie ce soir là, elle s’est dit qu’elle allait lui montrer que rien n’était acquis. Lui l’aime, c’est sûr, mais parfois il lui semble tellement sûr de lui… tellement convaincu qu’il n’a rien à craindre, qu’elle lui appartient.
Alors voilà, elle a souri, elle a dansé, elle a ri, avec cet autre que lui, avec cet autre qu’elle a choisi dans cette foule, cet autre qui lui plaît physiquement aussi…
Oh, elle le savait bien qu’elle jouait avec le feu. Mais si on ne joue pas à ces petits jeux à 20 ans, quand le fait-on ?
Elle l’a revu, ensuite.
Elle lui a même donné son numéro. Il le demandait aussi à ses autres amis, alors, que risquait-elle ?
Et le soir, ce texto.
Un long message, des phrases qui dansent devant ses yeux.
Ambiguïté.
Ton charme…
Se voir un peu.
Deux êtres qui s’attirent…
Que faire ? que choisir, que décider ?
La meilleure façon de résister à la tentation, c’est d’y céder.
Oui mais…
Elle s’est toujours dit que c’était lâche de plaquer une longue histoire sans réfléchir. Que c’était la solution de facilité. En ce moment ça ne va pas, alors on se sépare… ça, ce n’est pas pour elle. Se battre, lutter, il n’y a que ça de vrai, ce n’est que par cela qu’un amour atteint sa plénitude.
Oui, mais elle a 20 ans…
Et puis, elle a ce petit aiguillon de l’aventure, cette tendance à parfois se jeter à corps perdu dans l’inconnu, au risque de perdre, juste pour ne pas regretter… ce besoin éperdu de liberté.
Mieux vaut avoir des remords que des regrets.
Et le goût de l’aventure a dans le cas présent un bien joli visage…
