pluieDans une semaine jour pour jour, je serai en train de composer, anonyme parmi des milliers, dans le hall impersonnel d’un bâtiment de la banlieue parisienne.

Dans une semaine et un jour… tout cela sera fini, tout ce pour quoi je travaille depuis 2 ans sera terminé.

Et en attendant… je travaille, je travaille, je travaille, avec l’aiguillon du stress qui commence à s’insinuer (mais que je combats à coup de valériane, de passiflore et de bisous, non mais ! ) Je me dis que je n’arriverai jamais à boucler mon programme comme je le souhaite… je voulais finir mon tour vendredi au plus tard, pour revoir les gros chapitres sur les trois derniers jours, mais j’avance moins vite que prévu… il y a toujours des choses pour lesquelles je me dis zut, j’avais oublié, donc je le ré-écris, je le ré-apprends… et je perds du temps.

Je n’ai plus stage le matin, du coup je passe mes journées chez moi. Pour changer d’air, j’alterne chambre, salon, cuisine… et même, soyons fou ! la bibliothèque. Si si, je vous jure… je suis une aventurière du quotidien, moi ! Je fuis la bibliothèque de la fac comme la peste, et je me réfugie dans la petite bibliothèque d’un musée près de chez moi, sans étudiants en médecine… le rêve. Ça me permet de voir du monde, et même de faire quelques rencontres amusantes…

La semaine dernière, par exemple, le monsieur de la médaille… Et aujourd’hui, une conversation loufoque avec un autre monsieur près de moi (mais non, je n’attire pas les pervers…), qui m’a abordée lorsque la bibliothèque fermait, pour me dire « dites donc, vous surlignez beaucoup ! et à surligner, on perd parfois l’essentiel…» ! Ce à quoi j’ai rétorqué… chacun ses méthodes ! D’autant plus que je bossais dans un bouquin effectivement surligné, mais que je n’étais pas en train de surligner, enfin bref. Du coup, nous voilà embarqués dans une discussion, de laquelle il est ressorti, en vrac, que le meilleur stabilo pour mémoriser était le violet, que l’on se trompe beaucoup sur les apparences (il me voyait en littéraire rêveuse, surlignant un poème devant la pluie… so romantic), et que les étudiants en médecine ont la réputation d’être ceux qui ont les meilleures capacités de concentration. M’enfin, à la fin je l’ai laissé partir devant, hein, il avait l’air un chouia louche quand même ;-)

Bref, beaucoup de choses à la fois, mais une semaine intense… qui me fait réaliser, encore une fois, que plus c’est compliqué, et plus je me sens vivante. Cool ^^

Image : http://purpledoll.hautetfort.com/les_mots_des_autres/